Comment raconter, avec les mots justes, un événement marquant ?

21avr.2017
23juin2017
  • 10 ateliers120 min
  • Vendredi12:00 - 14:00
  • participants15

Chacune de nos vies se gage sur des événements fondateurs, des instants souverains, vécus dans l’angoisse ou l’éblouissement, où tout se décide et parfois se rompt.

Certains s’inscrivent dans une histoire collective, d’autres, privés, dessinent en nous une histoire secrète et souvent silencieuse. Comment dire ces instants, ces événements intérieurs ou extérieurs ? Comment dire ces chocs, ces ruptures, ces révélations où l’essentiel se joue et qui pourtant (ou pour cette raison) nous laissent démunis, sans mots, sans voix ? L’Histoire, le journalisme, la biographie n’y suffisent pas. La littérature seule, parce qu’elle cherche à nommer ce que d’habitude on tait, parce qu’elle arrache des rythmes au silence, peut dire l’événement.

C’est ce pari qu’on cherchera à tenir collectivement au fil des séances de l’atelier. On partira d’événements récents et partagés (les attentats de 2015-16) pour aller, peu à peu, vers des événements intérieurs. Où passe, d’ailleurs, la frontière entre intérieur et extérieur ? Et quel est le lieu propre de la littérature ? Qu’est-ce qui la distingue des discours scientifique, médiatique, idéologique de l’événement ? Mais aussi : qu’est-ce qui fait qu’elle ne se réduit pas à l’aveu, à la confession, au journal intime ou au « petit secret »? Par-delà la distinction canonique entre « genres littéraires », on travaillera des pratiques formelles : quelle forme chercher/inventer pour dire l’événement ? Poésie, théâtre, roman ou tout cela à la fois ?

Enfin, on s’intéressera aussi aux pratiques de la littérature comme événement : écriture automatique, lecture à voix haute, lecture musicale, performance.



  • Forfait 10 séances : 300 € *
  • Paiement en 3 fois : 100 €
  • Inscription
  • * 10% de réduction sont accordés aux étudiants et aux personnes au chômage

L’écrivain-enseignant :

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Gwenaëlle Aubry

Romancière et chercheur en philosophie au CNRS, Gwenaëlle Aubry a publié, outre des essais philosophiques et des traductions du grec ancien, sept romans, traduits dans une dizaine de langues, parmi lesquels L’Isolée et L’Isolement, Personne, pour lequel elle a reçu en 2009 le prix Femina, Partages (2012 ; Le Livre de Poche, 2013). En 2016, paraissent Perséphone 2014 (Mercure de France) et Lazare mon amour (L’Iconoclaste). Elle collabore régulièrement avec des comédiens (Marcial di Fonzo Bo, Léopoldine Hummel) et des musiciens (Theo Hakola, Bastien Lallemant, Maëva Le Berre, Seb Martel) pour des lectures-concerts (Lazare mon amour, créé à la Maison de la Poésie en novembre 2014, en tournée depuis) ou des performances (Perséphone 2014, création TNBA avril 2016), et amorce aussi, en vue d’une création commune en 2018, une collaboration avec la chorégraphe Julie Nioche. Elle est membre du comité de lecture du Théâtre de la Colline.

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