ATELIER

Rire de soi, tout un art !

26sept.- 12déc.
PRIX
  • Forfait 10 séances : 380 € *
  • Paiement en 3 fois : 126 €
COURS
10 séances de 2h
Participants max : 12
PROGRAMME
  • Mercredi10h00 - 12h00
* 10 % de réduction pour les étudiants et les personnes au chômage.

PRÉSENTATION

Rire de soi, c’est sérieux, mais c’est une activité qui demande de ne pas se prendre trop au sérieux. 

On n’a pas forcément envie de raconter sa vie. Parce qu’elle nous semble banale, sans intérêt, morne, en tout cas pas suffisamment intéressante pour en faire un roman. Mais inventer des histoires, imaginer des aventures, des personnages n’est pas non plus notre projet. Que faire, quand on a tout de même envie d’écrire ? Il est possible de fabriquer, à partir de petits riens, des récits très personnels qui s’adresseront à tous ceux qui pensent leur vie imparfaite et immobile. Dieu gît dans les détails, je pense au beau livre de Marie Depussé sur la Borde, ou encore à cette formule « Le diable gît dans les détails », attribuée à Nietzsche. En tout cas, il est question de détails ! Les détails, les riens, les vides, tout ce qui fait qu’une journée est faite de mille choses sur lesquelles on ne s’arrête pas parce qu’elles ne nous paraissent pas importantes, pourraient devenir, pour peu qu’on se penche vers elles, source d’inspiration.

S’emparer du quotidien insignifiant pour l’édifier en récit est l’une des pistes que je voudrais explorer.

Comment « gonfler » un petit événement pour en faire une histoire ? Réussir à l’identifier, dans un premier temps, se demander pourquoi c’est à lui qu’on pense et pas un autre, tenter d’analyser quelle émotion, aussi infinitésimale soit-elle, elle a provoqué en nous, et s’y atteler comme si notre vie en dépendait. 

C’est à ce moment-là qu’on découvre que les choses qui nous traversent sans qu’on y pense nous traversent en laissant des traces. Et, de ce qu’on aurait volontiers laisser de côté, par crainte du ridicule, peuvent surgir des situations comiques, voire burlesques. Raconter ces scènes (chez le boulanger, avec un ou une collègue, dans le métro, dans la rue, à un dîner) ne nécessite pas d’être exact dans la description mais peut nous amener à user d’imagination pour que « ça fasse » plus vrai. La fiction vient au secours du réel pour le magnifier et le rendre bien plus « réel » qu’il ne serait si on s’en tenait aux faits. 

L’exercice propose une autodérision, ce qui implique un recul par rapport à soi. Pour y parvenir, cela nécessite un « lâcher prise » qui est peut-être, en écriture, une des choses les plus difficiles à atteindre. Et l’autodérision n’a rien à voir avec le fait d’enfiler un costume de bouffon. À partir d’une situation racontée de manière à faire rire peuvent affleurer un malaise, une angoisse, un drame même. Ou rien de tout ça, mais une vérité de soi. 


L’atelier s’adresse à tous les publics, hormis ceux qui recherchent des techniques scénaristiques pour construire une histoire. 

Il ne sera pas question ici de techniques d’écriture, mais plutôt de tentatives pour un « lâcher prise » nécessaire pour se laisser la chance de produire un texte dont on ne connaît pas forcément la fin. Je propose davantage de « s’embarquer » pour voir où ce qu’on ne sait pas de soi nous emmène. La maîtrise de la langue est certes nécessaire, et elle permettra de nous conduire là où, justement, on accepte de ne plus tout maîtriser. 


8 participants minimum / 12 participants maximum



L’écrivain-enseignant :

Nathalie Kuperman

Nathalie Kuperman a écrit une dizaine de romans dont la plupart sont publiés aux éditions Gallimard. Le dernier, Je suis le genre de fille, a paru chez Flammarion. Elle écrit aussi pour jeunesse, et après une vingtaine de romans publiés par l’école des loisirs, elle s’est lancée dans une série pour les enfants qui commencent à lire : Zélie et Poison(Gallimard jeunesse). C’est l’histoire d’une fille de six ans dont les parents ont divorcé, mais son père et sa mère ne sont pas n’importe quels parents puisque l’un est prince et l’autre sorcière. Comment trouver sa place et être soi quand on est tiraillée par des injonctions contradictoires ? Cette problématique est centrale dans la majorité des livres, qu’ils soient destinés aux adultes ou aux enfants. « Qui suis-je, et puis-je le savoir ? » est finalement la question que l’auteure se pose de livres en livres. Peut-être la plus évidente, la plus banale, mais celle à laquelle il est le plus difficile de répondre 

Elle a également écrit beaucoup de pièces radiophoniques pour France-Culture, une façon différente d’explorer l’écriture de façon à ce qu’elle soit entendue.

Elle a aussi écrit le scénario d’un téléfilm.

Elle travaille comme éditrice à mi-temps aux éditions de l’Olivier.